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SCÈNE I LE DUC, FABRICE

FABRICE

C'est n'avoir pas peu fait avec mon badinage, Qu'avoir à votre amour assuré ce passage. Tandis que de sa voix jamais rassasiés Vos sens à l'écouter étaient extasiés, M'étant coulé sans peine avec un domestique. J'ai mis avec tant d'art le bouffon en pratique, Que, sans donner soupçon d'aucun secret complot, Je me suis esquivé soudain sans dire un mol; Et laissant au besoin cette porte entr'ouverte. J'ai ménagé pour vous l'occasion offerte. C'est à vous maintenant à vous en bien servir.

LE DUC

Mon cœur dans son transport se sent presque ravir. Mais un fâcheux souci vient traverser ma joie.

FABRICE

Quel, seigneur?

LE DUC

De Carlos qu'il faut que je renvoie.

FABRICE

On l'est allé chercher, il partira soudain, Lorsqu'il en verra Tordre écrit de votre main.

Il sera* fort surpris d'y trouver charge expresse De remener à Parme au plus tôt la duchesse.

FABRICE

Que dira Fédérîc?

LE DUC

C'est ce que je crains peu , Si j'obtiens de sa fille un favorable aveu. Enfin je la verrai, cette aimable inconnue.

FABRICE

Ce poste bien gardé vous assure sa vue.

LE DUC

Mais es-tu bien certain qu'elle doive passer?

FARRICE.

Vous prenez grand plaisir à vous embarrasser. Ne chantait-elle pas dans cette galerie ?

LE DUC

Si l'on s'était douté de ta supercherie?

FABRICE

Pour peu que vous donniez sur les si, sur les mais,

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