LE CHARME DE LA VOIX, ACTE II, SCÈNE VI
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Qu'une dame assez belle a pour vous de Tamour ; Et prenant quelque soin d'observer celte amante, fai connu que Fénise était sa confidente^ Âinsije tiens fort sûr, comme elle en fait grand cas. Qu'elle vous voudra mal de n*y répondre pas.
LB DUC
il quelle est cette dame?
FÉNISB.
Un brillant de jeunesse Lafaitplns que toute autre aimer de ma maltresse; D'elle, quoi qu'elle fasse, elle trouve tout bon.
LE DUC
Faites-moi grâce entière en m'apprenant son nom.
PÉNISB.
leTOQS le dirais bien, mais je ne saurais croire Qnevoas eussiez sitôt pu manquer de mémoire. Après ce que déjà vous avez su de moi...
FABaiGE, au duc,
Oyw-vous la friponne? Elle parle pour soi.
LB DUC
Je viens de me remettre, et sais qui ce peut être.
FBNISE.
No\ah connaissez donc?
LE DUC
Oui, je crois la connaître.
FÉNISE.
flébien,la trouvez-vous indigne qu'un grand cœur Pour prix de son amour, en partage l'ardeur ? Oui verrait et Fénise, et celle que je pense, i"ry trouverait peut-être aucune différence ; Le mérite de l'une à l'autre est fort égal.
FABRICE
Bon, qui l'entendra mieux ne l'entendra pas mal.
LE DUC
Ce qui presse le plus, c'est qu'auprès de Fénise Tous daigniez de ma flamme appuyer l'entreprise; Assurez-la d'un cœur respectueux, soumis. Je j'espère de vous, vous me l'avez promis : Kt quant à cette dame, à qui le ciel fait prendre Des sentiments plus doux que j e n'en dois prétendre, Dites-lui qu'à la voir si j'osais présumer. Que je fusse jamais capable de l'aimer, D'one autre passion contraire à son attente ieoe la voudrais pas faire la confidente.