SCÈNE I FÉDÉRIC, OCTAVE
Ne me propose point de nouvelles faiblesses, Vois Télat malheureux, Octave, où tu me laisses; Vois-moi par tes conseils qui flaltent mes ennuis, Sous cet habillement cacher ce que je suis : C'est assez quand par eux oubliant sa naissance, Un prince à sa vertu fait cette violence. Et qu'il s'ose abaisser, pour ménager son sang. Jusqu'à se dérobera l'éclat de son rang. En effet, cet habit dont tu fais mon asile, Laisse-t-il voir en moi l'héritier de Sicile ; [mant. Et sans suite en ce bois, bien moins prince qu'a- Connais-tu Fédéric dans ce déguisement.
OCTAVE
Seigneur, ce faux habit éloigne la tempête Dont le coup imprévu menaçait votre tôle ; Mais craignant du destin les revers éclatants, Songezqu'unprinceapeineàse cacher longtemps. Et que de sa grandeur le brillant caractère  parlé mille fois de ce qu'il voulait taire. Avant qu'il vous trahisse, abandonnez ces lieux Où Rodolphe tué vous doit rendre odieux : Par vous l'État privé d'un conquérant si brave...
FÉDÊUIC.
Le sort en est jeté, c'est perdre temps. Octave ; Je sais que cctie mort qui rompt ce grand tournoi^ Arme contre mes jours la colère du roi :
Je sais qu'à la venger tout l'État s'intéresse; Mais aussi, tu le sais, j'adore la princesse; Et cette passion me fait voir sans effroi L'intérêt do l'État, et le courroux du roi.
OCTAVE
Seigneur, à quels périls exposer votre vie !
FÉDÊRIC.
Il faut les affronter, l'honneur nous y convie. Osons pour la princesse, osons nous exposer A quoi que le destin contre nous puisse oser ; Qu'un bel effort lui prouveune ardeur peu commune Et laissons faire après l'amour et la fortune. Mais d'une vaine peur je te vois prévenu ; Mon visage en ces lieux ne fut jamais connu; Cet habit de tournoi, ces plumes et ces armes Dont l'éclat remarqué te causait tant d'alarmes, Et qui pour m'accuser semblaient autant de voii, Tu m'as tout vu laisser au milieu de ce bois. En faveur de ma flamme, et contre mon envie, L'amour m'a su forcer à ce soin de ma vie ; Mais s'il faut y périr, il est juste à mon tour De donner cette vie.aux soins de mon amour.
OCTAVE
Quel est votre dessein?
FéoÉRIC.
Seul en cet équipage Je prétends m'arrêter dans ce prochain village ; Aussi bien mon cheval, mort toutàcoupsousmoi, Par un nouveau malheur m'impose cette loi. Dans Naples cependant va voir ce qui se passe, Vois quel espoir encor m'y souffre ma disgrâce, Observe ma princesse, et si quelque mépris...
OCTAVE
Seigneur, j'entends du bruit, gardez d'être surpris.
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£t je veux qq-'anjourd'hui, par son obcissanco. Cliacim resppcle en 7ovis Icffol d«' ma pinssaiM-o
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