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SCÈNE II ÉRIPHILE, CLÉONE

ÉRIPHILE

Hé bien, Cléone, enfin que devons-nous atlendi Qu'as-tu su? Qu'a-t-on fait? Et que viens-tu m'appw

CLÉONE. [di

Un succès qui sans doute à nos vœux était dû, | L'orgueil deTimocrate enfin est confondu; Et ce fameux héros, tout vaillant qu'il puisse èti Doit craindre nos guerriers puisqu'il n'ose paraît Chacun d'eux à l'envi le défie au combat.

ÉniPHILB.

n agit plus en chef peut-être qu'en soldat, Et ne pas s'exposer à ce premier orage, Sans doute est moins défaut qu'adresse de counj Quelque raison l'engage à réserver son bras.

CLBONB.

Trasile prisonnier, ne l'étonné donc pas?

ÉRIPHILE

Quoi, Trasile, Cléone? 0 dieux, est-il croyable, Ce chef de son parti le plus considérable? Mais, Cléone, après tout ce peut être un fauxbni

CLÉONK.

Non, non, devant la reine on l'a déjà conduit, Où pour couvrir la honte où sa prise l'expose, « L'amour de Timocrate en est la seule cause A-t-il dit, « et sans doute on vainc mal aiséind Lorsqu'il se faut soumettre aux ordres d'unamai Sans oser attaquer réduits à nous défeodre, Vous nous offrez du san g q ue l'on crainlderépamH

Et l'espoir du triomphe est rarement permis A qui veut épargner ses propres ennemis. ■ j

ÉRIPHILE. [ow

Ainsi, quand nous vaincrons, si nous l'en voutej A l'amour de son roi nous en devrons la gloire; Il arme contre nous, et nous veut épargner?

Cf^ONB.

Par ce respect peut-être il prétend vous gagM

Il n'y peut employer qu'un effort inutile.

CLÉONR.

Je le crois ; mais, madame, à parler de Trasii«i

La curiosité touche peu votre cœur.

De ne pas demander quel en est le vainqueur.

ÉRIPHILK.

Hélas I S*il était tel qu'il pût flatter ma peine, J'aurais ouï déjà le nom de Cléomène; Et comme à ses rivaux je crains de ti*op devoir» Après Trasile pris je n'ai rien à savoir.

CLÉONE

Au moins à son défaut si j'ai su vous cntendrt, Vous souhaitiez tantôt l'avantage à Nicandre; Et c'est par sa valeur que Trasile soumis

TiMOCRATE, ACTE III, SCÈNE IV.

9^Dbk semer Veffroi parmi nos ennemis, l^ur courage déjà s'allentit par sa prise; gt pour peu qu* aujourd'hui le ciel nous favorise, f ose presque augurer de ces premiers exploits De nous verrons dans peu la Crète sous vos lois.

BRIPHILB.

pant que mon espoir sur ton zèle s'assure, toons si la reine en avouera l'augure.

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