LA MORT DE L^EMPEREUR COMMODE, ACTE I, SCÈNE III
Que m*ét&nt venu faire hommage de sa gloire, Ma faiblesse avoua cet illustre vainqueur D'achever son triomphe eu captivant mon cœur. Dans un trouble inquiet ayant su me surprendre, le n'examinai rien de peur de m'en défendre : Laetus par sa conquête éblouit mes désirs. Il soapira pour moi, j'écoutai ses soupirs; El déjà dans ses vœux assuré de me plaire, n ne lui manquait plus que Taveu de mon père,
Qaaad uq funeste choix qu'il n'eût osé prévoir,
Êtoonant son amour accable mon espoir.
Poor époux à sa sœur Commode le destine ;
Ti-^eol se déclarer, je résisle, il s'obstine, \ Il son respect pour moi, qu'il n'ose enfin trahir, iox ordres du tyran le force d'obéir.
JUUB.
n est vrai que sa mort, et la v6tre peut-être, Eût suivi le mépris qu'il en eût fait paraître, lais l'amour qui sur vous prenait tant de pouvoir, 5dsi du moins refroidi par le manque d'espoir?
HBLVIE.
Ahl que tu conçois peu dans de si nobles flammes Ce que c*est que d'aimer parmi les belles âmes ! Cet vDour, dont l'empire à nos sens est si doux, I 5e sertit pas amour s'il dépendait de nous, [tre, 1 Comme un puissant mérite en nos cœurs le fait nat-
17 n'a point d'autre but que de se bien connaître. ~ Saos cesse il se contemple, et sans cesse est charmé
0e trouver son objet si digne d'être aimé. . Cest alors que cédant à tout ce qu'il admire, \\ La raison convaincue affermit son empire ; i Et, quand un fier obstacle en vient troubler le cours, ^ On soupire, on se plaint, mais on aime toujours.
fi JULIB.
^ Et dans ces sentiments d'une entière constance, ' Tojez-vous qu'en effet Laetus... Mais il s'avance.
HBLVIB.
C'est loi-même. Ah ! Julie, éloignons-nous d'ici.