‹ Théatre completChapitre 492 sur 1461 · SCÈNE II HELVIE, JULIE · texte numérisé non relu

SCÈNE II HELVIE, JULIE

JULIE

Madame, tout d'un coup, quelle est celte Irislessej

HBLVIE.

Hélas 1

JULIE

Vous soupirez ?

HELVIE.

Épargne ma faiblesse, El ne me force point à trahir un secret A qui je n'ai donné ce soupir qu'à regret

JULIE

S'il faut pour l'empereur en croire votre haine, L'hymen de Marcia n'est pas ce qui vous gêne; El vous l'en plaignez trop, pour voir d'un œil jaloii Que l'éclat de son choix ne tombe pas sur vous. Mais, dans un noir chagrin votre âme ensevclii Quand le nom de Lsetus...

HELVIE.

Ah, cruelle Jolie!

Si tu vois que son nom étonne ma vertu, Qu'il la fait chanceler, pourquoi le nommes^o

JULIE

Si j'avais su prévoir qu'il eût dû vous déplaire..

HBLVIE.

Après ce que tu sais je n'ai plus rien à taire; Et ton adresse en vain cherche à dissimuler Qu'elle ait lu dans mon cœur ce que j'ai cru ccK Au nom de ce grand homme un sentiment trop t^ M'a surpris un soupir que je t'ai fait entendre, [d Hé, qui n'a pas encore appris jusqu'à ce jour Qu'un soupir de tendresse est un soupird'amou

JULIE

Quoi , vous aimez Laetus?

HBLVIE.

Oui, j'avoue, à ma boni Que malgré moi je cède au feu qui mesumonW Mais quand un vrai mérite a droit de nous charma Peut-on se voir aimée, et refuser d'aimer? Ce fut après l'éclat d'une insigne victoire

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