‹ Théatre completChapitre 499 sur 1461 · SCÈNE V LiETUS, ÉLECTUS · texte numérisé non relu

SCÈNE V LiETUS, ÉLECTUS

LiBTUS^

le pou-voîr d'Électus est grand, je le confesse. Empêcher l'empereur de faire une bassesse, U presser un hymen que par vous il résout ! Mnsi que Rome enfin Marcia vous doit tout.

ELBCTUS.

Xltendez par la suite à juger de mon zèle, ^ous savez encor peu ce que j'ose pour elle, k le sais mal moi-même; et, m'en sentant gêner, Tout mon cœur malgré moi tremble à Texaminer.

LiBTUS.

D est vrai que toujours l'empereur fut à craindre A qui ne sait point l'art de flatter et de feindre. (Test assez pour l'aigrir que de lui résister.

ÉLBCTUS.

Qui souhaite la mort la peut-il redouter?

LMTVS,

D*où naft ce sentiment?

ÉLECTUS.

D'un destin déplorable, Que je conçois à peine au moment qu'il m'accable, Aoprès de sa rigueur tous les maux ne sont rien.

LATLS.

Il VOUS paraîtra doux si vous songez au mien. J'aime, vous le savez, et la charmante Helvie Sous ses lois en secret tient mon âme asservie. Cependanirempereur,troublantdesi beaux nœuds, Par un funeste choix tyrannise mes vœux. Jugez ce que je souffre en ce malheur extrême. Quand Phonneur qu'il me fait m'arrache à ce que

[j'aime.

Et que mon seul espoir est de finir mon sort. Sans oser découvrir la cause de ma mort.

ÉLECTus. [presse.

C'est beaucoup que du moins lorsque l'empereur Son choix par trop d'empire irrite la princesse, El que, pour vous servir, je lâche à le porter A ne s'obstiner pas à la violenter.

Mais...

LiBTUS.

Vous n'achevez point?

BLECTUS.

0 penser trop funeste :

Allons. Dans peu ma mort vous apprendra le reste. Heureux,si dans l'ennui dont mon cœur est atteint. Je pouvais en mourant espérer d'être plaint.

Page 1