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SCÈNE III HELVIE, FLAVIAN, JULIE

HELVIB.

Ma mort est résolue ; hé bien, me voilà prête. Où faut-il, Flavian, que je porte ma tête?

FLAVIAN

Ah, madame, voyez.. .

HELVIE.

Non, non, mon choix est fait; Et quel que soit votre ordre, il en faut voir l'effet.

PLAVLàN.

Quelle en est la rigueur et pour Tun et pour l'autre! L'empereur veutdu sang, mais ce n'est pas le vôtre; Et si vous n'en changez l'impitoyable arrêt. Celui de Pertinax est le seul qui lui platt.

HELVIE.

Démon père! Ah! Je tremble, et ma raison s'égare. D'un barbare tyran, ordre vraiment barbare! Hélas! Et Flavian s'en est voulu charger?

PLAVUN.

D'assez fortes raisons m'y doivent obliger. J'empêche au moins par là qu'une main plus hardie N'en presse en Pertinax la noire perfidie; Et ne pouvant enfin oublier aujourd'hui Qu'en cent occasions j'ai commandé sous lui. Je périrai plutôt que de sa mort complice. On en puisse à mon bras reprocher l'injustice. Mais, hélas! Votre sort en sera-t-il plus doux? Sans le pouvoir sauver c'est me perdre avec vous. Un autre à mon refus, plein d'une lâche audace...

HELVIE.

Ah, je puis, et j'en dois empêcher la menace.

FLAVUN.

Madame, je vais donc assurer l'empereur...

HELVIE.

Que tout mon sang est prêt d'assouvir sa fureur. Que pour le satisfaire il n'est tourment ni peine...

FLAVUN.

Pour fléchir sa rigueur votre espérance est vaine. Piqué que son amour n'ait pu rien obtenir. Par la perte d'un père il croit mieux vous punir; Et si pour son hymen vous n'êtes toute prête. Je ne puis le revoir qu'en lui portant sa tête. Avec de tels transports il l'a su commander. Qu'à moins qu'on ne lui cède...

HELVIE.

HébieD,ilfautcéder.

Je dois à la nature un effort si funeste ; Promettez tout, les dieux disposeront du reste.

FLAVUN.

Madame...

HELVIE.

Allez, de grâce, et me laissez du moioi Dans un sort si cruel soupirer sans témoios.

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