‹ Théatre completChapitre 560 sur 1461 · STILICON , ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

STILICON , ACTE III, SCÈNE II

Daos la cour du palais il s'était venu rendre,

Où l'ayant à l'écart adroitement tiré,

Je demande pour vous quel bras a conspiré.

II en paraît surpris, son visage se trouble,

A me voir son billet sa surprise redouble;

II demeure pourtant d'accord de l'attentat;

Mais me l'éclaircir mieux serait trahir l'État,

II sufflt que je sache un complot si funeste ;

El ce n'est qu'à vous seul qu'il peut dire le reste.

HONORICS.

Zenon ne t'a rien dit?

STILICON

Et tu n'as point presse?

EUCHÉRIUS.

j'ai tenté cent efforts, et n'ai rien avancé. J'ai beau de l'entreprise examiner la rage. Il ne peut là-dessus s'expliquer davantage. Ce que par son aveu je crois justifier, C'est à vous seulement qu'il le doit confier; Et même je vous livre à la fureur d'un traître. Si je découvreailleurs ce qu'on m'en fait connaître. Il m'engage au secret; et, pour se voir sans bruit Par des lieux dérobés près de vous introduit. Comme sans nouvel ordre il n'y saurait prétendre, Dans le bois du jardin il est allé l'attendre.

HONORIUS

Zenon ne te dit rien, et veut m'enlretenir?

STILICON

Ah, seigneur, que de maux s'offrent à prévenir! Zenon cherche à vous perdre, et de son artifice Mon fils trop imprudent s'est rendu le complice, Puisqu'enfin son silence étant à redouter. Pour fuir toute surprise il devait l'arrêter.

EUGHÉRICS.

J*ai craint que cet éclat fit surl'heure entreprendre.

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