‹ Théatre completChapitre 609 sur 1461 · ISABELLE, LÉONOR, D. FERNAND, BÉATRIX, JACINTE · texte numérisé non relu

ISABELLE, LÉONOR, D. FERNAND, BÉATRIX, JACINTE

ISARELLE, à Béatrix.

Nous le verrons ; mais , dieux ! Ma surprise est Je vois don Dionis. [eitrèoe,

BÉATRIX

Madame, c'est lui-même.

Il aime Léonor, et m'ose cajoler!

BÉATRIX

Bons dieux I Quel maître fourbe I

ISABELLE

Il faut dissimuler.

LEONOR, à habeile.

Sachant quelle aventure à soupirer m'expose, Voyez en don Fernand le sujet qui la cause; Vos sentiments ont droit d'en régler seuls la fifl-

D. FERNAND, à Uabelle,

Je dois beaucoup, madame, à mon heureuidestlB, Qui, me laissant toujours inconnu ce que j'aime, Me fait connaître, au moins, commeune autre eife-

[méme; Lamitiéqui vous joint m'en persuade assez.

ISABELLE

Je ne m étonne point si vous me connaissez; Pour peu qu'avec un cœur Ton ait d'intelligence, De tout ce qu'il chérit on a la connaissance; Et Tamour, qui du sien vous fait suivre la loi, Doit faire autant pour vous que l'amitié pour mou J'en ai déjà tiré des lumières secrètes. Qui m'ont en un moment, appris ce que vous êtes; Je sais presque de vous tout ce qu'on peut savoir.

D. FERNAND

Un si brillant esprit ne se peut décevoir; Mais, si vous vous rendez à de justes prières, Madame, faites-m'en partager les lumières. De ce charmant objet j'adore la beauté. Sans avoir pu tirer mon feu d'obscurité, Son nom qu'elle me cache étonne ma confiance.

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