LE GALANT DOUBLÉ, ACTE IV, SCÈNE VIIL
D. FERNAXD.
J'ai lieu d'être surpris qu'où ait pu Tarrôter.
ISABELLE
Quoi, pour votre intérêt vous voulez qu'il s'arrête, Quand ie pouvoir du roi rend son excuse prête? C'est, pour n'y pas céder une trop juste loi.
D. FERNAND
Que dites-vous, madame, il est mandé du roi?
ISABELLE
Que vous êtes adroit à bien donner le change ! Mais rien, de votre part, ne doit sembler étrange ; Et la fourbe est pour vous un don si naturel...
D. FERNAND
M'en accuser encori Ce reproche est cruel, Si votre injuste erreur vous est toujours si chère, Querien,sansdonFernand,nevouspeutsatisfaire, Quoi qu'il vous opposât, deviez-vous consentir. Puisqu'il était chez vous, à le laisser sortir?
Le trait est si subtil qu'il faut que je confesse Qu'on ne peut rien conduire avec plus de justesse; El, comme de l'exempt je connaissais le nom. J'ai cru, vous arrêtant, que c'était tout de bon. Où l'avez-vous laissé?
D. FERNAND
Qui, madame?
ISABELLE
Hé, de grâce.
Faites valoir ailleurs vos tours de passe-passe. L'on me dupe d'abord, mais j'en reviens soudain.
D. FERNAND
Qu'est ceci ?
D. JUAN, à D, Fernand, Remettez la partie à demain.
Aussi bien, pour guérir l'erreur qui la possède. Vous voir tous deux ensemble est Tunique remède. Sans une telle preuve elle n'a point de foi.
D. FERNAND
Béatrix.
BÉATRIX
Elle voit son erreur comme moi; Mais l'obstination d'une femme à combattre. Est un petit démon qui fait le diable à quatre; Son esprit de longtemps n'en sera délivré.