‹ Théatre completChapitre 634 sur 1461 · D. FERNAND, D. JUAN, ISABELLE, GUZMAN, BÉATRIX · texte numérisé non relu

D. FERNAND, D. JUAN, ISABELLE, GUZMAN, BÉATRIX

Enfin, je suis content, le galant est coffré ; S'il m'a pu souffleter, il en payera l'amende.

BÉATRIX

Tu Tas suivi, Guzman ?

GUZMAN

Suivi ? Belle demande !

D. FERNAND

Qui? Parle, explique-toi?

GUZMAN

Vous en serez surpris.

Monsieur, votre figure est un sot mal appris; Mais réjouissez-vous.

D. FERNAND

Quel sujet m'y convie?

Dis.

GUZMAN

Vous serez roué bientôt en effigie.

O. FERNAND

Maraud...

GCZMAN.

Votre portrait, ce don Fernand maudit, D'un saut qu'on lui prépare a lieu d'être contrit; Pour vol, brûlement, meurtre, on l'a mis en clô-

D. FERNAND. [lUTt

On Ta saisi ?

Demain il aura la torture.

D. FERNAND

Quoi, ce môme Fernand qu'on dit me ressembler?

GUZMAN

Le traître d'un soufflet a pensé m'accabler; Sa main pesante et large a grande expérience, Je l'eusse pris pour vous sans cette diCférence, Tant sur vous, aux mains près, il est bien copié,

D. FERNAND

Il t'a battu ?

GUZMAN

Monsieur j'en suis estropié ; [fh«, Mais, si pareils soufflets sont toujours dans sa mo- Je prétends en avoir bientôt bonne revanche, Et venir des premiers ouïr son compliment, Quand il haranguera patibulai rement.

D. FEHNAND.

Madame, après cela seriez-vous si crueUe, Que de douter encore...

GUZMAN

Il était avec elle, Monsieur, quant au collet on l'est venu gripper.

ISABELLE

Certes, je vous devrais aider à me doper; Mais personne jamais n'eut moins de complaisance; Vous perdez votre temps.

L'étrange défiance!

Vous voyez, vous oyez, et vous ne croyez rien?

ISABELLE

Je crois tout; maisenfin, je vous connais trop bien.

D. FERNAND

Quoi, c'est moi qu'en prison Guzman a vu coo-

ISABELLE. [ÛniTt.

Guzman mérite bien que vous daigniez l'instruire, Il fait de vos leçons un merveilleux emploi. Tu l'as donc vu, Guzman?

GUZMAN

Tout comme je vous vol.

ISABELLE

Où l'a-t-on fait entrer ?

Page 1