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SCÈNE II

SINORIX, seul.

Dieux, dontlesloispournousdoiventôtrcadorables Est-ce ainsi que j'ai cru vous trouver exorables, Et me réservi ez-vo us à la nécessité De gémir du bonheur que j'ai tant souhaité? Hélas ! Fût-il jamais une infortune égale? Quels que soient mes désirs, Tissue en est filâlc Et, mes vœux acceptés, je ne fais seulement Que prendre ailleurs ma peine, et changer d

[tourment Après avoir langui sous la disgrâce extrême Qui m'ôtait tout espoir d'obtenir ce que j'aime, Je me sens maintenant et gêner et punir Par le cruel remords que j'ai de l'obtenir. Accablé de l'horreur qui dans mon cœnrsegiisM Je voudrais n'aimer plus pour en fuirlesupplice Et dans ce qu*à mes yeux la reine offre (f appast J'aimerais mieux mourir, que ne l'adorer pas. Ainsi le triste excès de ce confus martyre Fait révolter mon cœur contre ce qu'il désire; Et, contraire à moi-même en mes propres dessei» Je crains ce que je veux, et veux ce que je craiw Ah 1 Qu'il est malaisé qu'une âme généreuse Tire d'un noir forfait de quoi se rendre heorew^ Et qu'aux cœurs, dont le zèle à la gloire est olfcrl, Le bonheur coûte cher quand le crime l'acqoiert! Mais quoi, d'où tout à coup me vient ce noaiea

[trouble Mon désordre s'augmente et ma frayeur redoobl< Est-ce un avis du ciel qui cherche à m'annonce L'arrêt que son courroux s'apprête à proooncd Il est juste, et d'un roi quand j'ai fait ma victim S'il punit par le foudre, il le doit à mon crime. Dieux, hâtez-en la peine, ou m'ôtez ces soupço*

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