‹ Théatre completChapitre 682 sur 1461 · SCÈNE II teORiX, SOSTRATE, SOSÏME, suitb de sinorix · texte numérisé non relu

SCÈNE II teORiX, SOSTRATE, SOSÏME, suitb de sinorix

SIKORIX.

h parais encor, lâche ; et quand ta perfidie hiot ta gloire souillée à l'amitié trahie, i*in d'éfiter mes yeux, je te vois fièrement âtteadre tout Téclat de mon ressentiment, lus Décrois plus pour toi que mon courrouxl'exiodignalion t'abandonne à ton crime; [prime, quoique ton audace aime à le soutenir, eo te dédaignant que je te veux punir.

SOSTRATE

leur, puisqu'à ce point ma peine vous es t chère, nez que le ciel cherche à vous satisfaire, que tous les tourments l'un sur l'autre amassés,

égaler le mien, ne seraient point assez. Best point de moment où, par quelque artifice, . on désespoir pour moi ne change de supplice, femaux l'un de l'autre à l'envi renaissants ^ccablent ma raison, et confondent mes sens, «wilmeQuit,toutme perd, toutme devient funeste.

SINORIX.

Quoi, de tant de fierté c'est là ce qui te reste.

El, las à me braver de perdre tes efforts. Tu ne crois plus honteux de céder aux remords? SOSTRATE. [dre,

Non, seigneur, aux remords rien ne peut me résou- Quand vous me condamnez la gloire sait m'absou-

[dre, J'ai montré quelque audace, et pour n'en point rou- Ce me doit être assez qu'elle m'ait fait agir, [gir, Mais, hélas! j'en ai beau suivre partout les traces. Je connais mes forfaits à mes tristes disgrâces, Et malgré tout mon zèle à ses conseils uni. Je me tiens criminel quand je me vois puni. Aveugle jusqu'ici dans l'ardeur qui me presse, Vous m'avez plaint d'aimer une ingrate princesse; Mais enfin, éclairé par un revers fatal. Connaissez votre erreur, et l'excès de mon mal. J'aime, j'aime la reine, et l'amour dans mon âme A transmis en secret tout ce qu'il a de flamme. Mon cœur à l'adorer met son plus doux appas, Cependant je la vois, seigneur, entre vos bras; Je la perds, et sa perte à ce tourment m'expose. Qu'accablé de l'effet, je frémis de la cause. On croit me faire grâce à trahir mon amour. Et, quand on m'assassine, on me sauve le jour. Que me servent ces jours qu'on cesse de poursuivre. Si l'on m'ôte le bien sans qui je ne puis vivre? Ah! Pour ce dur supplice il n'est point de forfait. C'est m'avoir trop puni que ne l'avoir pas fait. Par là votre rigueur va jusques à l'extrême. Elle m'arrache au sort, et me livre à moi-môme. Il faut y consentir, et forcer mon devoir A vous laisser jouir de tout mon désespoir; Je l'étalé à vos yeux, triomphez de ma peine.

SINORIX.

C'est donc là d'où partaient les refus de la reine ? Toujours traître, toujours infidèle à ton roi. Tu détournais ses vœux quand ils penchaient vers Je ne m'étonne plussi tes serments sans cesse [moi. Osaient de ton forfait affranchir la princesse. Quoiqu'avec toi sa haine eût juré mon trépas. Un intérêt plus fort armait déjà ton bras. Tu feignais par amour d'applaudir à sa rage, Tandis qu'une autre ardeur échauffait ton courage. Et que l'heureux succès qui suivait mes désirs. Te pressait dans mon sang d'étouffer tes soupirs. Ainsi,pluslàche encor qu'on ne pouvait connaître. Tu trahissais ensemble et la reine et ton maître. Puisque le coup fatal qu'elle a su m'épargner. En me privant du jour, l'empêchait de régner.

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