MAXIMIAN, ACTE I, SCÈNE V
La honteuse vertu qui me le fit quitter.
C'est sur ce grand projet, c'est sur cette espérance
Qaej'ai de Constantin souhaité l'alliance,
Aâo que par ces nœuds mon pouvoir augmenté
M'offrit à l'immoler plus de facilité.
Ne différons donc plus puisqu'il faut entreprendre,
La couronne est à moi, cherchons à la reprendre;
Et, par de grands effets, hàtons-nous d'enseigner
Qu'on doit nommer vertu tout ce qui fait régner.
MARTUN.
L'hymen où pour Sévère on veut forcer Constance, Du succès de nos vœux nous donne l'assurance, Puisque Licine et lui piqués que l'empereur...
MAX.1MIAN
Par ce nom odieux redouble ma fureur, Et pour hâter le coup dont tu vois la menace. Fais-moi voir, Martian, qu'un autre est en ma place. Je sais bien qu'aujourd'hui, quoi que j'ose vouloir, C'est à mes seuls désirs à régler mon pouvoir, Que par eux, à mon choix, j'ordonne de l'empire ; MaisConstantia lesouffVe, et pourrait s'en dédire ; Et c'est pour uq grand cœur une trop dure loi, De tenir ce qu'il peut d'un autre que de soi. U trouve, quoiqu'enfîn tout cède à sa puissance, knesais quelle horreur dans cette dépendance ; l^laplus absolue est pour lui sans appas, Omàil songe qu'il règne et peut ne régner pas. Sartout, l'essai <lu trône enfle trop un courage. Pour lui laisser souffrir ce honteux esclavage ; Et, pour qui Ta su faire, il est injurieux he ne pas oser tout pour ne céder qu'aux dieux. Cestun affront pour lui d'avoir plus qu'eux à crain-
[dre; Elpour monter au faîte où l'on voudrait atteindre, Lorsque dans le seul crime on trouve du secours, k ne sais s'il est beau de les craindre toujours. Quoi qu'il en soit enfin, dans ce grand sacriûce...
MAHTIAN.
Seigneur, ne dites rien, voici l'impératrice.