MAXIMIAN, ACTE II, SCÈNE I
Si mes sens révoltés 4 leur secours s'opposenti Mon cœur se contiendra si bien à le cacher, Qu'à peine aurai-je droit de me le reprocher.
SÉVéRE.
Qaoi, si de mes malheurs quelquefois il soupire, l'envier la douceur de vous l'entendre dire ; Pourquoi me refuser cet innocent aveu ? I Vous coûterait-il tant pour me donner si peu?
' FAUSTB.
Trop, puisqu'il n'est pas tel que vous le voulez croisévÈRB. [re.
QaVt-il de condamnable?
FAUSTB.
Il hasarde ma gloire.
SÉVBRB.
Parce feu, ce beau feu qu'honora votre foi?
FAUSTB.
ieietoofle pour elle, étouffez-le pour moi.
SÉVÊBB.
Ceâtàquoi,sansefTort,vous savez vous contraindre?
FAUSTB.
ÏOD devoir Tailuma, mon devoir sait l'éteindre»
SÉVÈRE
(|qO réteint bien plus tôt qu'il ne fût allumé! îi^oaâdirez encor que vous m'avez aimé?
FAUSTB.
Meo, Sévère, adieu. Quelque effort que je fasse, icseosque, malgré moi» ma vertu s'embarrasse; >0Q que de la vie toire elle ait lieu de douter. Mais c'est l'acheter trop que de la disputer.
SÉVERB.
Uaoi,vûas m'abandonnez? Ahl Divine princesse, Avec tant de vertu craignez- vous ma faiblesse? Cfaigoez-vous un amour dont le triste entretien, ûânslout son désespoir, ne vous impute rien ? Constantin eut pour soi Taulorité d'un père, Vous avez obéi, vous avez dû le faire; OaeJque reste d'amour semble vous alarmer, k D'y résiste point, il faut cesser d'aimer; Intimez plus, j'y consens, mais souffrez qu'à ma Tos regards... [rage
FAUSTB.
Je ne puis écouter davantage, [voir, Complaintes sur mon cœur prennent trop de pou- ^t plus je vous entends, moins je sais mon devoir.