‹ Théatre completChapitre 726 sur 1461 · SCÈNE III CONSTANTIN, MAXIMIAN, FAUSTE. CONSTANCE · texte numérisé non relu

SCÈNE III CONSTANTIN, MAXIMIAN, FAUSTE. CONSTANCE

MAXIMIAN

Hé bien, après l'éclat que le peuple autorise, Douterez-vous, seigneur, des chefs de l'entreprise? Par sa rébellion il est aisé de voir Qu'en secret son appui soutenait leur espoir. De tant de factieux la criminelle audace. S'ils étaient arrêtés, répondait de leur grâce ; Par là leur fermeté bravait votre courroux, Et sûr d'une révolte ils n'ont rien craint de vous. CONSTANTIN. [craiudro,

S'ils n'ont rien craint de moi, je vois beaucoup à Et l'on ne connaît pas combien je suis à plaindre. Non que du criminel je puisse encor douter, Les motifs du secret ont su trop éclater, Le traître m'est connu, mais ce qui fait ma peine, L'amourpeutsur mon cœur encor plusque la haine; Et dans ce que de moi Fauste a droit d'obtenir. C'est mal savoir aimer que songer à punir.

MAXIMIAN

Quoi, seigneur, à l'État, à vous-même perfide, Vous pourriez épargner un lâche parricide,

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