‹ Théatre completChapitre 732 sur 1461 · CONSTANTIN, MAXIMIAN, FAUSTE, CONSTANCE, LICINE, SUITE · texte numérisé non relu

CONSTANTIN, MAXIMIAN, FAUSTE, CONSTANCE, LICINE, SUITE

LICINE.

Il n'en est pas besoin.

Seigneur, il vient se rendre, et dérober sa gloire, A ce qu'un imposteur a donné lieu de croire. La fuite où m'a forcé le seul bien de l'État, Eût de la calomnie autorisé l'éclat.

Dans sa rébellion le peuple était à craindre, Le feu m'a paru grand, j'ai tâché de l'éteindre; Et, comme à l'innocence on doit se confier, Je reviens ou mourir, ou me justifier.

CONSTANCE, à Conttantin,

Vous le voyez, seigneur, si j'ai dû vous répondre Que, bravant l'imposture, il saurait la confondre. Son retour à sa gloire assure assez d'éclat.

CONSTANTIN, à Maximian.

Lui voudrez-vous encore imputer l'attentat? Vous paraissez surpris?

MAXIMIAN

Je n'ai plus rien à dire :

Pour justifier Fauste on veut que je conspire, J'y consens, croyez tout, l'indice est trop pressant, Licine vient s'offrir, il doit être innocent. Mais que hasarde-t-il? Un grand peuple rebelle. Si vous le condamnez, va prendre sa querelle; Et sûr de son secours il doit peu redouter La rigueur d'un arrêt qu'on n'ose exécuter.

LICINE.

J'avais de vous, seigneur, attendu plus d'estime, Mais l'empereur sans doute éclaircira le crime, Et l'imposture en vain l'aura sur moi jeté. Si contre Martian Sévère est écouté.

CONSTANTIN, à Licine, Bien loin de te flatter d'un si faible avantage, Tremble, Sévère est mort, on l'impute à ta rage. Purge-loi, si tu peux, de l'avoir fait périr.

LICINE.

Sévère ne vit plus ! Hé bien, il faut mourir. J'aurais beau repousser un crime détestable. Puisque Sévère est mort, on veut me voir coupable ;

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