LAODICE, ACTE II, SCÈNE IV
Qu'aujourd'hui de nouveau ma foi vous sacrifie; Et tout mon saog pour vous répandu mille fois Ne pourrait m'acquitter de ce que je vous dois. Après m'avoir déjà, par un effort d'estime, Élevé dans un rang glorieux et sublime. Quoi qu'oppose le peuple, ou pense le sénat, Du trône à mon destin vouloir joindre l'éclat, Et par tout ce qu'aux rois il donne d'avantage. Dans votre créature achevez votre ouvrage. Madame, s'il se peut, pénétrez dans mon cœur Ce qu'un zèle soumis y renferme d'ardeur, Voyez-y ce qu'il faut enfin que vous explique...
Le mien prend quelque part à cette politique ; Et j'aime les raisons qui semblent me forcer A l'hymen où pour vous je me veux abaisser. Le peuple qui par vous depuis longtemps respire. Vous verra, sans regret, possesseur de l'empire; Et si Rome s'en plaint, il lui sera permis D'attaquer un héros protecteur de mon fils.
ARURATB.
Ah! Puisque de ce fils l'intérêt seul vous presse De ne pas confier le trône à la princesse, U ne faut plus cacher...
LAODICE
Oui, ce serait en vain Que je voudrais encor déguiser mon dessein, Comme il est résolu je consens qu'il éclate.