SCÈNE IX
LÉANDRE, ORONTE, USETTE.
LBANORB, ù Oronte.
Wles ici le sot, pour moi, si je l'attends...
ORONTE
Ami, songez, de grâce...
Il n'est ami qui tienne; Pour couvrir votre jeu, cherchez qui l'entretienne, ^li paré de mon mieux les plus dangereux coups, ^is tirer à la rame est un métier plus doux. Ao moindre jour offert d'union conjugale, ûleen fait setil à seul un fort joli régale; ^en ai tremble deux fois, et j'ai cru que tout net i'allais, pour l'épouser, être pris au collet»
LISETTE
C'est l'unique moyen de l'éblouir.
LÉANDRE
N'importe.
ORONTE
M'abandonneriez-vous au besoin de la sorte? 11 y va de ma vie; et si vous faites cas...
LÉANDRE
Vivez; mais, s'il vous platt, que je ne meure pas. Encore un tête-à-tête, et le moins qui m'arrive. C'est de perdre l'esprit.
USETTE.
La défaite est naïve.' Mais notre nièce enfin?
ORONTE
Qu'elle est aimable! Ah, dieux!
USETTE.
Son entretien est-il aussi doux que ses yeux?
ORONTE
Qu'il est rempli d*appas! J'en suis charmé, Lisette.
Vous a-t-elle promis audience secrète ?
ORONTE
Oui. Si sa tante ailleurs se laissant engager, T'assure les moyens de me la ménager.
Tout dépend de tes soins.
USETTE.
Ou plutôt de Léandre, Qu'il prenne un rendez-vous...
LÉANDRE
Bonsoir.
ORONTE
Vous en défendre, Ami, quand il y va de tout l'heur de mes jours?
LÉANDRE
Faut-il combattre ici des lions et des ours, Forcer quelque château, m'opposer seul à trente? A cela je suis prêt; mais, ma foi, pour la tante...
LISETTE
Ah, si votre Breton était prêt d'arriver 1
ORONTE. [ver.
L'argent comptant le charme, il viendra nous trou- Et craignant qu'on ne songe à presser les affaires, Il m'envoie un pouvoir passé devant notaire; Mais de plus de dix jours il ne saurait partir.
LISETTE
Et Léandre pour rien ne voudra consentir...
Non ; mais, à mon défaut employez La Montagne; Qu'il fasse quelques jours le baron de Bretagne, On ne le connaît point.
LISETTE
A-t-il un peu d'esprit?
ORONTE. [dit»
Que trop, quoiqu'il boufifonne, il sait bien ce qu'il Le voici qu'à propos Philipin nous amène*