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SCÈNE III U TANTE, ANGÉUQUE, ORONTE, USETTE

ANGÉLIQUE

fcoi, ma tante, embrasser un homme sans rougir, ^ qui condamniez tant toute ardeur indécente!

LISETTE

J^« le bel oison qui remontre à sa tante. *ous nous épiez donc?

ANGÉUQUE.

J'entrais sans y penser.

LISETTE

«ûaad 00 a des neveux on peut les embrasser.

ANGÉLIQUE

^ttle est le neveu de ma tante?

LISETTE

Oui, sans doute.

LA TANTE

La seule ardeur du sang est celle que j'écoute. C'est le fils de mon frère, il m'en a fait l'aveu.

ANGÉLIQUE

Il est donc mon cousin, s'il est votre neveu. Et je dois comme vous l'embrasser.

ORONTE, Vembrastant,

Ma cousine.

LA TANTE

Vous l'embrassez bien fort.

ANGÉLIQUE

C'est que je m'imagine Qu'il faut, quand on le voit, régaler un cousin.

LA TANTE

Vous vous êtes bientôt ennuyée au jardin?

ANGÉLIQUE. [mOS,

Comme on médit de tout dans le siècle où nous som- J'ai crai n t qu'on ne m'y vit moi seule avec deux hom- Pratiquer vos leçons est mon plus grand souci, [mes.

LA TANTK.

Allez dans votre chambre, et nous laissez ici ; Mon neveu m'entretient d'une affaire importante.

ANGELIQUE

Adieu donc, mon cousin.

ORONTE

Adieu, belle parente.

LISETTE, ba$ à Angélique.

Le cousinage n'est...

ANGÉLIQUE

Léandre m'a tout dit.

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