SCÈNE I ANGÉLIQUE, ORONTE, PHIUPIN
ANGÉLIQUE
Quoi, par un faux baron avoir dupé ma taflte? La pièce est un peu forte.
ORONTE
Elle était importute; Et, sans son entremise, il s'offrait peu de jour A vous pouvoir montrer Texcès de mon amour. C'est lui qui m*a tiré de l'embarras extrême Où vous m'aviez réduit en feignant que je raloe; Et Philipin eût vu sa fourbe sans effet, S'il n'eût pas confirmé le conte qu'il a fait La Montagne est adroit, et jouera bien son rôle.
ANGÉLIQUE
Le bon est que de tout Lisette la console, i:t ne lui laisse voir rien d'égal au dessein De vous sauver la vie en lui donnant lamaio. Elle a si bien tourné son âme irrésolue, Que par elle ou par moi votre affaire est conclue; On a fait revenir le baron tout exprès.
PHILIPIN.
Ils sont à disputer encor sur nouveaux în\s» J'écouUis toutà l'heure, et d'une ardeur semblable L'unBommaitlaRapière,etjuraitcommcun(liible;
Et l'autre soutenait que, quoiqu'il fût baron, Sa nièce valait bien qu'il signât le pardon. Léandre feint entr'eux d'avoir Tàme incertaine.
ORONTE
Il travaille pour nous, n'en soyons point en peine»
ANGÉLIQUE
Mais pouvez-vous penser, quand ma tanteappren- Qu'un baron supposé... t^
ORONTE
Le vrai baron viendra.
Je vous ai déjà dit qu'arrêté pour affaire. Il n'avait su partir comme il le croyait faire^^ Et que par un pouvoir que j'avais d'aujf "*