SCÈNE IV LA TANTE, ORONTE, LISETTE, PHIUPIN
ORONTE
La perdre 1 Ah, douleur qui me tue I
LISETTE
Tâchez d'en avoir l'âme un peu moins abattue. Si Ton trompe vos feux, c'est pour vous secourir.
ORONTE
Ah, qu'il vaudrait bien mieux qu'on me laissât pé- Tu dis que cet hymen lui tient lieu de supplice, [rir! Qu'elle fait en tremblant ce triste sacrifice. Qu'au baron à regret elle donne la main?
LA TANTE
Plaignez-moi; mon malheur, Oronle, est trop ccr- Vous le savez,pour moi l'hymen est une peine, [tain ; Par pitié de vos feux j'étoufifais cette haine; Et, pour vous garantir d'un infâme trépas, Il me faut épouser ce que je n'aime pas. Me livrer au baron.
ORONTE
Au baron ! Ah, madame !
LA TANTE
Que de douceurs, hélas, va perdre votre flamme I Lamienne, chaque jour, si l'hymen nous eût joints. Eût charmé votre cœur par mille tendres soins. Je vous aurais chéri, témoigné...
ORONTE
Quelle rage I
PHIUPIN, bai,
La bonne âme 1