‹ Théatre completChapitre 970 sur 1461 · ORONTE, OLYMPE, LUCRÈCE · texte numérisé non relu

ORONTE, OLYMPE, LUCRÈCE

ORONTE, à Lucrèce, Quoi, sortir sans m'attendre ? Ah ! j'ai lieu de m'en LUCRÈCE. [plaindre.

Oui, car je viens de faire une visite à craindre ; Et ma cousine sait...

OLYMPE

Que dans tout l'entretien Vous avez écouté de grands diseurs de rien. Qu'il est d'impertinents I

ORONTE

Olympe est difficile.

OLYMPE

Quoi,d'abord qu'on vous voit recourir au douxstyle. Prodiguer la fleurette, et vous assassiner * De cent offres d'un cœur qu'on n'a plus à donner? Pour moi, je suis un peu délicate en mérite. Plus le vrai me sait plaire, et plus le faux m'irrite ; Et, comme j'aime en tout qu'on soit de bonne foi, Les soupirants d'office ont bientôt fait chez moi.

ORONTE

C'est l'usage du monde, et si toutes les belles Traitaient ainsi que vous l'encens de bagatelles, A quoi seraient i-éduits nos galants du bel air. Qui par là près de vous apprennent à parler? Pour faire un honnête homme il n'est point d'autre Le beau sexe aux muets fait trouver la parole ; [école, Et parce qu'à vous plaire ils prennent du souci. Tout ce qu ils ont de rude est soudain adouci.

OLYMPE

La douceur s'étend loin.

LUGRâCB.

Vous l'avez mendiée.

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