BLUM, BRIGITTE ; 115 SE REGARDENT QUELQUE TEMPS SANS RIEN DIRE
BLUM
Hé bien ?
BRIGITTE
Je n’y comprends rien.
BLUM., Hé bien, mademoiselle, depuis une heure, voilà comme je suis.
Mais quels sont ces dangers qui vous menacent ?
Est-ce que je sais? est-ce que j'ai le temps de m'y reconnaître? À trois heures, une chaloupe... à cinq heures, Maurice qui doit me passer son sabre à travers le corps. à septheures, être pendu... ça se succède avec une rapidité... jene pourrai jamais suffire à tout.
Pourquoi alors ne pas déclarer aux magistrats ?.…
BLUM
Hé parbleu! j'y avais bien pensé, et J'aurais été sur-
le-champ tout leur révéler... si javais su quelque
chose. L BRIGITTE.
Quoi ! vous n'êtes pas au fait ?
BLUM
Pas le moins du monde; car, excepté les huit cents florins de tantôt, ce maudit manteau re m’a rapporié que des tribulations, sans compter celles que j'ai en perspective.
BRIGITTE
Alors il faut vous cacher, il faut partir.
BLUM
Partir! non morbleu, je veux connaître ce mystère. S BRIGITTE.
Et si vous êtes pendu ?
BLUM
On me dira pourquoi, et c'est un moyen de tout savoir : aussi je ne m'en irai pas, je tiens à être pendu, ne füt-ce que par curiosité.
BRIGITTE
C’est fini, il a perdu la tête. Dieux! mon cousin
Maurice.
NCRNEEXL
LES PRÉCÉDENS ; | He
La BLUM.
Monsieur Maurice! ah ça, il avance; car il n’est pas l’heure.