ACTE II, SCÈNE XI. 261 MAURICE
Non, monsieur Blum, je fenir point en ennemi; je être raccommodé afec montemoiselle Louisa ; elle m’afoir tout raconté; ché oublié mon fifacité pour saufer fous.
BRIGITTE
Et au contraire; c’est le moment d’en avoir , et plus
que jamais. De quoi s’agit-il ?
MAURICE
D'un éfènement qui fait tiaplement du bruit, et que jé afré appris en reconduisant montemoiselle Louisa. Deux ou trois personnes de qualité, qui prudemment restent derrière, hafré formé une conspiration contre le comte de Rinsberg, la favori du prince; ils hafraient fait entrer dans c’té complot sept ou huit personnes du peuple, des artisans, des ouvriers, à qu: on hafré donné chacun huit cents florins,
BLUM , tremblant.
Dieux ! nous y voilà.
MAURICE
Mais voilà lé malice; ces gens-là ils se connaissaient pas même entre eux, et ils se distinguaient seulement à des signes de ralliement confenus ; entré autres, à un manteau noir de forme particulière.
. BLUM et BRIGITTE.
O ciel!
MAURICE
Ya, le cousin savoir très bien.
BLUM
Moi, du tout; c’est que je ne savais pas; oh! non, je ne savais pas.
MAURICE
Pien, pien, vous hafré raison de dire ainsi ; mais on croira pas fous ; la comte de Rinsberg , el! defait souper ce soir, avec quelques amis, chez Kaufmann, le restaurateur ; alors le dessein , il était pris, suivant les uns , de faire sauter lui à la fin du repas, avec de la poudre.
BRIGITTE
Le faire sauter!
MAURICE
Ya, au dessert, comme un’ pouteille de champagne, pouf, mais pas pien fort. Selon les autres, on tevait seulement enlever lui sur un chaloupe qui attendait , et le contuire en pays étranger; mais la comblot , il fient d'être découvert.
BRIGITTE €l BLUM.
Et comment ?
MAURICE
On n’en sait rien encore, mais on poursuit les gaillards. Ce coquin d’intendant, le tuteur de Louisa , il en était; et nous en foilà téparrassés pour notre mariage. Montemoiselle Louisa et moi nous connaissons une autre personne combromise , et vous aüussi, mon COUSINE , (Regardant Blum. ) et ché suis fenu , Sans manquer à mon consigne, pour lui tire en ami: Fa-t’en , toi, tout de suite.