GEORGES, JULIETTE, M. DE BERLAC, MADAME PRESTO
M. DE BERLAC , à Juliette, qu’il tient par la main.
Comment, ma chère amie | vous en aimez un autre?
MADAME PRESTO
Je demande pardon à votre excellence, que cette petite fille a été étourdir de ses bavardages. M. DE BERLAC.
Apprenez, madame Presto, que j'aime le bavardage
des petites filles. Ca me rappelle la mienne, parce qu'un ministre qui est père de famille... ça ne fait ja-
mais de mal; ça fait penser à être sensible, et on a si peu d'occasions! Voyons, mon enfant, ne craignez rien.
Qu'est-ce que disait donc M. Frédéric? Celui-là est la raison même.
M. DE BERLAC, à Juliette qui hésite.
Eh bien, vous disiez donc?
JULIETTE
Qu'on veut me faire épouser M. Dufour , un de vos employés , que je n'aime pas.
M. DE BERLAC.
Comment, madame Preste, votre fille n’aime pas M. Dufour? et vous voulez qu’elle l'épouse? | MADAME PRESTO.
Mais, monseigneur…
M. DE BERLAC.
Voilà comme on fait de mauvais ménages! voilà comme les accidens arrivent ! comme les plus honnêtes gens du monde finissent par être... (Prenant une prise de tabac.) par être vexés! Et exposer M. Dufour, un employé à moi, à être un mari de ce genre-là ! Je ne le veux
pas; je ne veux pas qu'il y en ait un seul dans mon administration. C
GEORGES, à part.
Aïn: J'ai vu le Parnasse des dames,
Allons, il s'y met, il commence.
M. DE RBERLAC.
Je ne veux plus de tels maris, Dans les bureaux d’une excellence,