SCÈNE XII
(eS, QT
MADAME PRESTO
Ce n'est pas leur faute.
M. DE BERLAC.
Tant pis.
Je les supprime, je les chasse, C'est à ces dames d’y penser.
Ca leur fera perdre leur place.
GEORGES , à part.
Jadis ça les faisait placer. ‘
M. DE BERLAC.
Et vous qui les défendez, madame Presto; voila votre époux que j'ai pris comme maître d'hôtel; si je savais qu’il fût.
MADAME PRESTO
Du tout, monsieur.
M. DE BERLAC.
A la bonne heure; dès que vous en répondez... Et, au fait, elle doit le savoir mieux que personne. (4 Juliette.) Approchez ici. Vous n’épouserez pas M. Dufour; nous trouverons quelque autre employé, quelque surnuméraire , à qui 1l faille une jolie place... et en attendant, voilà mon présent de noce. (Voulant lui
donner un anneau.)
JULIETTE , refusant.
Oh! non, non, monseigneur.
M. DE BERLAC.
Allons donc, une misère comme celle-là , une bague
de cinq ou six cents francs.
MADAME PRESTO, bas à Juliette.
Apprenez, mademoiselle, qu’on ne refuse jamais
un ministre.
JULIETTE
J'aimerais mieux que monseigneur me donnât autre chose.
M. DE BERLAC.
Et quoi donc?
JULIETTE
Une place à Georges, que voici; il devait la demander à votre excellence, et 1l paraît qu'il n'a pas ose.
M. DE BERLAC.
Une place?
GEORGES, à part.
Elle aurait mieux fait de prendre la bague; c'était plus sûr.
M. DE BERLAC.
Ah lil veut une place? (n fu approcher Georges.) Approchez. Quels sont vos titres? »
GEORGES, passant auprès de M. de Berlac.
Je n'en ai pas, monseigneur.
M. DE BERLAC.
Voilà, au moins, de la franchise, et c’est rare. C'est bien, mon garçon; c'est très bien; et à quoi es-tu bon? que sais-tu faire?
GEORGES
Rien.
M. DE BERLAC.
Je te nomme. à la barrière de l'Étoile, inspecteur des travaux... 1l n'y a rien à faire.
JULIETTE
Quel bonheur !