FRÉDÉRIC, GEORGES
GEORGES , à Frédéric qui sort du cabinet.
Eh bien ! monsieur, vous avez tout entendu ; fautil vous suivre ?
FRÉDÉRIC
Non; en l’écoutant, j'ai changé d'idée. — Cet excellent homme, qui me pardonne, qui me donne sa fille, parce qu'il est ministre; et je lui ôterais une place dont il fait un si bon usage! je l’empêcherais d’être heureux !
Ce serait bien ingrat.
FRÉDÉRIC
Qu'est-ce que nous gagnerions à le guérir? il rêve
c’est vrai; mais ce sont les rêves d’un homme de bien,
pourquoi le réveiller ?
GEORGES
Vous avez raison. C'est là de l'humanité, de la bonne philosophie ; laissons-lui son erreur et son