SCÈNE V. 35% FRÉDÉRIC
Tant mieux; il faut cela avant le mariage; c’est une dette à payer, c’est une garantie pour l’avenir ; et, avec moi, ma femme aura toutes les garanties possibles.
NANETTE, à part.
C’est juste: je ne suis pas assez sûre que Thomasseau ait été mauvais sujet.
FT qui a ouvert plusieurs lettres.
Ce sont les réponses à mes invitations. Quand il s’agit de diner, les amis sont d’une exactitude.
NANETTE
Ah ! j'oubliais de vous dire qu’il se présente quel-
qu’un pour louer votre appartement.
FRÉDÉRIC
C’est bon. S'il voulait en même temps m’acheter une partie de mes meubles, ça me rendrait service. Je ne peux pas les emporter à Nantes; tandis que l'argent, si j'en avais.
NANETTE
Ce serait la même chose. J’ai idée que vous le laisseriez ICI.
FRÉDÉRIC , lisant les dernières lettres.
Tu crois ? c’est possible. Ils acceptent tous. Il n’y a. que Saint-Eugène qui ne m’ait pas répondu. ( A Nanette.) Il n’est pas venu en mon absence ?
NANETTE
Non, monsieur.
FRÉDÉRIC
C’est singulier. Voilà plus de quinze jours que je x. 23
ne Pai vu. Il faut qu'il ait été malade. C'est que sa présence est indispensable dans une réunion où nous voulons nous amuser.
NANETTE
Il est donc bien gai !
FRÉDÉRIC
Arr de Partie et Revanche.
Sur le déclin de la jeunesse, Profitant du temps qui va fuir,
Il n'apprécie, il n’aime la richesse Qu'’autant qu’elle mène au plaisir ; Nul n'entend mieux l’art &e jouir.
Mais la fortune imprévoyante,
Qui, le créant, semblait le destiner
A dépenser vingt mille écus de rente,
N’'oublia rien, que de les lui donner.
NANETTE
Monsieur, je crois que je l'entends.
FRÉDÉRIC
Bonne nouvelle. ( Allaut au-devant de Saint-Eugène qui entre par la porte du fond.) Eh | arrive donc.
NANETTE , à part.
Et nous, allons averur le vieux monsieur.
(Elle soit.)