‹ Theatre Complet. Tome 9 Valerie Seconde EditionChapitre 279 sur 306 · ACTE 1, SCÈNE XL · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE XL

Aussi. croyez bien... que c’est malgré moi... et que des promesses antérieures.

DUBREUIL

Tu me trompes; oui, maintenant j'en suis sûr, tu me laurais dit ce matin, quand je t'ai parlé de nes projets, de cet hymen auquel tu consentais ; et tu manquerais à tes promesses, à ta parole! Non, ce n’est pas possible, tu es mon neveu, tu es un hon-

A nête homme.

MALVINA, vivement.

Il l'est toujours.

ARVED.

Que faites-vous |

MALVINA

Mon devoir. Que penseriez-vous de moi, mon cousin, si je souffrais que votre générosité portât atteinte à votre honneur? Oui, mon père, c'est moi qui, pour différer cet hymen, l'avais supplié...

DUBREUIL

Toi ?

MALVINA

Ne m'y obligez pas... du moins, dans ce moment, je vous en conjure.

DUBREUIL

Non, l'instant de la faiblesse est passé, et tu l’epouseras aujourd’hui même.

ARVED.

Ecoutez-moi |

45% MALVINA

DUBREUTIL, passant à droite.

Je n’écoute rien; elle t’épousera, je l’entends ainsi.

ARVED.

Et moi, mon oncle, j'entends que ma cousine soit libre et maîtresse deson choix, que vous lui laissiez le temps qu’elle demande pour se décider en ma faveur, ou en faveur de tout autre : sinon, je pars, Je quitte ces lieux; vous ne me reverrez plus.

MARIE

Ah! que c’est bien à toi! je te reconnais là. MALVINA.

Mon cousin ! mon ami! quelle générosité ! (Etes ini

prennent la main chacune de son côté, comme jour ie remercier. } DUBREUIL, à Arved.

Et toi aussi, ne vas-tu pas te fâcher? les voilà tous

contre moi, parce que je veux les rendre heureux !

( Is s’approchent tous trois de Dubreuil qu’ils entourent.

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