MALVINA ET BAR£NTIN
O ciel !
478 MALVINA
MARIE
Et je puis lui éviter la peine de vous le dire. (A Malvina.) Aussi-bien, cousine, c’est te rendre ser-
vice.
MALVINA
Je me meurs !
DUBREUIL , à Marie.
Eh bien donc! parle vite.
MARIE
Eh bien! mon oncle, c'est que Malvina, qui ce matin vous avait résisté, qui s'était opposée à vos volontés, ne sait comment faire pour vous avouer qu’elle aime mon cousin Arved.
Que dis-tu ?
BARENTIN , à part.
Qu’entends-je |
DUBREUIL , embrassant Malvina.
Mon enfant! ma chère enfant! c’est là ce secret que tu craignais de m’avouer, ce secret qui me comble de joie.
MALVINA, à Barentin.
Non, monsieur ; (A Dubreuil.) non, mon père, ne la croyez pas; elle s’abuse elle-même.
MARIE , tristement.
Oh! je le sais, je l’ai vu, j'en ai la preuve. DUBREUIL, avec joie.
C’est cela; nous la tenons! nous en avons des
preuves ! (A Marie.) tu en as, n'est-il pas vrai?