SCÈNE IX
MARIE, DUBREUIL, ARVED, EN uNIFORME ELE- GANT, ENTRANT PAR LA DROITE, MALVINA, BA-
RENTIN.
DUBREUIL
Viens, mon garçon, viens, j'ai de bonnes nouvelles à t’apprendre... (A Barentin.) Vous, en attendant, daignez, mon cher ami, me remplacer un instant au salon.
BARENTIN
Si toutefois cela est possible; je l'essaierai, monsieur. (Bas à Malvina,) 11 faut parler, on je vais croire que cette petite fille à dit vrai. CH sort.)
480 MALVINA
DUPREUIL, à Arved.
Je voulais donc te dire.
MARIE
Mon oncle, et votre premier commis...
| DUBREUIL
C’est vrai... car il faut la renvoyer aussi. (11 se met à la table et écrit. Malvina suit des yeux Barentin qui est sorti par la porte à gauche.) MARIE, à part.
Allons, tout est fini; qu'iis soient heureux! et pourvu que je n'en sois pas témoin... (A Arvea) Mon cousin, moi, qui ne vous ai jamais rien demandé, j'attends de vous une grâce ; daignez parler pour moi à mon oncle. (Pendant le reste de cette scène , Malvina , dehout etappuyée sur le dos du canapé, puraîl plongée dans le plus profond chagrin.)
Comment? et elle aussi !
MARIE
Je venais tout à l’heure le prier de me laisser quitter ce château, de me laisser aller à Paris, dans une pension, pour un an seulement. |
ARVED.
Comment, Marie, tu veux t’éloigner ? tu veux partir quand j'arrive ?
MARIE
Oui, mon cousin, je le veux; et comme mon oncle ne le voudra peut-être pas, je vous supplie de l'y déterminer.
ARVED.
Ah! j'étais loin de m’attendre.. moi, qui espérais au contraire. mais tu le veux, je lui en parlerai; et plus tard, nous verrons.