SCÈNE II
Les PRÉCÉDENS ; HENRI, :Qu1 S’AVANCE LENTEMENT DU FOND.
CAROLINE
Lorsqu'un instant après je rencontre au jardin le
comte de Halzbourg;. il causait avec le notaire. Il
n'aperçoit, s’interrompt , et s’approchant de moi
avec unair, une expression que je ne puis te rendre,
il me supplie de lui accorder, dans un instant, un entretien particulier ici, dans ce salon.
18 VALERIE.
HENRI, s’avançant.
Comment ? un tête-à-tète !
CAROLINE, souriant en l’apercevant.
Ah! vous étiez là?
HENRI
Oui, madame; j'arrivais, et j'ai entendu « dans ce
salon ». Est-ce pour cela que vous venez de vous y
rendre ?
CAROLINE
Eh mais, sans doute.
VALÉRIE
Quoi, vous avez consenti ?.… CAROLINE.
Il faut bien l’entendre pour savoir ce qu'il veut. HENRI, très-ému.
Je le saurai avant vous, madame, car c’est moi
qui me charge de le recevoir.
CAROLINE
Eh mon Dieu oui, faire une scène! Je déclare, monsieur, que s'il y a entre vous la moindre explication, je me rétracte, je n’ai rien promis.
HENRI
Mais enfin, madame, c’est un rendez-vous.
Oui, monsieur, que je lui ai accordé. pour le congédier ; car je ne sais comment moi, qui suis la moins coquette des femmes, je me trouve ainsi entre deux adorateurs. (Remontant le théâtre à droite.) N’est-ce pas lui ?
(Elle regarde avec crainte par la porte du fond, }
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