ACTE IV, SCÈNE IL
marche, si je n’y avais été encouragé et presque autorisé par Dorbevai, mon meilleur et mon plus ancien
am). . HERMANCE , à madame Dorbeval.
Vous l’entendez ! (Ene va pour sortir.) POLIGHI.
De grâce, mademoiselle, daignez rester. Vous pouvez, en présence de votre cousine, de votre tutrice, assister à une conversation dont vous êtes lPobjet.
HERMANCE, baissant les yeux.
Monsieur, je ne comprends pas.
POLIGNI, gravement.
Je venais , mademoiselle , demander votre main. HERMANCE, jouant la surprise.
O ciel! que dites-vous ?
MADAME DORBEVAL.
Il est donc vrai! vous, monsieur !
POLIGNI, froidement.
Oui, madame, j'ai honneur... d'aimer mademoi-
selle, et de vous la demander en mariage.
(Un instant de silence.)
HERMANCE , bas à madame Dorbeval.
Mais, ma cousine, répondez donc !
MADAME DORBEVAL, regardant alternativement Puligni et Hermance.
Je vous avoue, monsieur, que je suis très surprise, je veux dire très flattée de votre recherche ; mais elle me semble un peu prompte. D'ailleurs l’âge d'Hermance, qui a à peine dix-huit ans...
HERMANCE , bas.
Et demi... ma cousine.