SCÈNE IV HECTOR, GERMAINE
GERMAINE
Et avec qui vous battez-vous?
HECTOR
Avec un baron suédois... Un monsieur de Fersen... un monsieur très bien!
GERMAINE
Et pourquoi vous battez-vous? Si on peut savoir? Pour mademoiselle Julia Raisin?
•180 EN GAHDE 1
, HECTOR
Vous badinez?... Non, madame, je ne me bats pas pour Julia Raisin... Vous rappelez-vous ce que vous m'avez dit, hier, ici, à cette môme ■place où nous sommes?
GERMAINE
Non.
HECTOR
Eh bien, vous m'avez dit — je ne sais plus à propos de quoi — que vous n'aviez jamais vu de duel et que ça vous amuserait d'en voir un. Et qu'est-ce que je vous ai répondu?...
GERMAINE
Est-ce que je sais ?
HECTOR
Je vous ai répondu simplement: ■ Je vous en montrerai un bientôt. »
Gomment ! Et c'est pour cela !
HECTOR
En vous quittant, je suis allé au casino... je n'ai pas cherché. J'ai vu un monsieur qui semblait assez élégant, décoré d'un ordre étranger, et qui suivait la partie attentivement. Je suis allé à lui et je lui ai dit : « Monsieur, je vous défends de me regarder comme cela. » 11 m'a répondu : « Qu'est-ce qu'il lui prend, à cet idiot! » J'ai souri et j'ai conclu: a Cela suffit! Je vais avoir l'honneur de vous envoyer mes témoins. » Et je lui ai adressé votre mari et son associé, monsieur Tencier. Si donc vous voulez accepter cette lorgnette que vous me
permettrez de vous otTrir... (il lui tend une lorçjnette.J
et vous placer à cette fenêtre, vous allez assis-