ACTE II, SCÈNE I
EMILE
Voici, monsieur... Une tranciie de pâté. Monsieur m'a dit qu'il mangerait légèrement à cause de l'assaut.
Oui, ça va bien ! Il n'est rien venu pour moi ?
EMILE
Si, monsieur.
HECTOR
Un petit bleu ?
EMILE
Deux, monsieur, deux !
(Il lui tend les petits bleus.) HECTOR..
Donnez vite! Voyons, cette fois-ci, voyons... (Lisant.) J'ai pli me rendre libre... Attendez-moi ce soir huit heures. Germaine. Ah ! Enfin ! C'est pour aujourd'hui! Et l'autre? Il est encore d'elle? Je ne peux me rendre libre. Ne m'attendez pas. Germaine. Qu'est-ce que ça veut dire? Est-ce qu'elle vient? Est-ce qu'elle ne vient pas? Elle a envoyé ces deux bleus en même temps. Elle n'a pas mis l'heure ! Quelle incertitude ! Quel supplice? Emile?
EMILE
Monsieur?
HECTOR
Ces deux petits bleus sont arrivés ensemble?
EMILE
Je ne sais pas, monsieur. On me les a remis tout à l'heure, quand je suis rentré.
Ah ! Quel est celui qui est arrivé le premier ?
EMILE
II n'y a qu'à voir l'heure, monsieur. Il n'y a qu'à voir Theure.
HECTOR
Oii ça se voit-il ?
EMILE
Sur le timbre, monsieur. C'est marqué.
HECTOR
Regardez, Je n'y comprends rien.
EMILE, regardant.
Tenez, monsieur ! C'est celui-là le premier.
HECTOR
Alors, c'est l'autre qui est le bon ? Voyons ? Vous en êtes bien sûr, Emile?
EMILE
Mais oui, monsieur ?
HECTOR
Ah! je tremble!... {Ouvrant le Meu.) Elle vient, Emile, elle vient !
Alors, je préviens madame Jacob, l'antiquaire?
HECTOR
Naturellement. Recommandez-lui, pour cette fois-ci, la plus extrême réserve !
EMILE
Bien, monsieur.
(Il sort par la petite porte de gauche.)