‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 151 sur 305 · BRAN COUR · texte numérisé non relu

BRAN COUR

J'entends!

TENCIER.

D'ailleurs, il est absurde de ta part d'être venu ce soir chez Le Hercheur ! Je ne comprendrai jamais qu'on serre la main dun monsieur qui fait la cour à votre femme ni qu'on accepte ses invitations. Tu me répondras que c'est du dilettantisme et de la confiance ! Mais, moi, je trouve que ces familiarités apparentes entre gens qui devraient se détester ont quelque chose d'immoral !

BRANCOUR.

Je ne déteste pas Le Hercheur.

TENCIER.

Tu as tort. Moi, il ne m'a jamais rien fait et je le déteste !

Parce que tu es un sentimental. Je suis un homme plus positif que toi. Quand j'aurai une raison certaine de haïr Le Hercheur, sois tranquille... Mais je n'avais aucun prétexte valable, vis-à-vis de Germaine, pour refuser cette invitation que j'avais acceptée à Aix. C'eût été un acte de jalousie... et je ne suis pas jaloux, je ne veux pas l'être. Mais il y a une chose que je ne supporte pas, c'est l'indécision. Ce qui est capital, pour moi, vois-tu, ce n'est pas d'être trompé... C'est de n'en être pas sûr ! Oh ! si je suis trompé, je ne dis pas que je rirai aux éclats : mais, au moins, je serai fixé !

TENCIER.

Tu fais le malin. Si tu étais trompé, tu ferais

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