‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 168 sur 305 · SCENE XIII BRANCOUR, GERMAINE · texte numérisé non relu

SCENE XIII BRANCOUR, GERMAINE

GERMAINE

Eh bien, voilà une coïncidence qui est drôle !

BRANCOUR.

Oui... elle est bizarre... enfin, elle est surprenante. C'est une coïncidence des plus surprenantes !...

GERMAINE

Il y en a bien d'autres dans la vie !

BRANCOUR.

Oui... oui... évidemment.

GERMAINE

De quel air tu dis ça ! Je ne suppose pas que tu me soupçonnes d'avoir passé par la boutique de cette antiquaire pour me rendre chez Le Hercheur ?

Jamais, ma chérie, jamais! Ah ! non... je ne vais pas recommencer à m'inquiéter, à douter et à me torturer, comme je le fais depuis un mois... Assez de jalousie bête et assez de soupçons ! C'est fini !... De la bonne humeur ! de l'indulgence !

GERMAINE

Voilà, mon ami, voilà!

BRANCOUR.

Nous vivons dans un monde où il ne faut s'indigner ni contre la facilité des mœurs ni contre l'inconscience... L'existence ne serait plus possible... Donc, à partir de maintenant, nous rentrons dans la sérénité ! Et tu aurais commis la petite faute de venir chez Le Hercheur à mon insu que, ma parole d'honneur, je n'y attacherais pas une importance exagérée...

GERMAINE, rinnl.

Tu dis ça .. mais je crois que tu ferais une jolie musique !

BRANCOUR.

Pas du tout... j'admets parfaitement qu'une femme, poussée par la curiosité, par le dépit, par le besoin de prendre sur la mauvaise humeur d'un mari une sorte de revanche conjugale, risque une démarche inconsidérée, enfin commette une

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