‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 204 sur 305 · ACTE m, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XII

BRANCOUR.

Ni moi, par exemple, ni moi !

HECTOR

Qu'est-ce que vous dites encore tous les deux !

BRANCOUR.

Je dis, Le Hercheur, que j'ai une envie folle de vous embrasser 1

HECTOR

Monsieur, je ne comprends pas l'ironie et, quand je la rencontre sur ma route, je la châtie !

BRANCOUR.

Ne vous emportez pas, Le Hercheur, je vous trouverai une compensation. Evidemment, je ne peux pas vous donner ma femme, j'en ai absolument besoin pour voyager...

GER.MAINE

Voulez-vous Colette?

HECTOR, furieux.

Madame !

BRANCOUR.

Voulez-vous Fernande?

TENCIER.

Ah ! non... je m'y oppose 1

Nous sommes dans la gaieté, monsieur. Je vois que vous refusez de vous battre !

BRANCOUR.

En effet. Le Hercheur, je ne me battrai pas avec vous parce que je ne vous en veux plus...

Au contraire, j'ai une certaine admiration pour vous, car vous êtes une force de la nature !

HECTOR, à Germaine.

Ce qui signifie que je suis un idiot, n'est-ce pas?

GERMAINE

Pas du tout!... Vous êtes un liomme très utile... Car ce sont les gens comme vous qui font comprendre aux femmes ce qu'il y a de délicieux dans le mariage et dans la vie simple de tous les jours !...

HECTOR

Vous avez raison, madame, et je me rends compte de l'illusion dans laquelle j'ai vécu. Je ne suis pas un homme de ces temps-ci. J'aurais dû naître il y a deux ou trois siècles, quand l'honneur n'était pas un sujet de plaisanterie... Malheureusement, cela ne dépendait pas de moi. Madame, j'ai l'honneur de vous saluer, (il sort.)

TENCIER.

J'espère que vous allez me laisser mon appartement, maintenant !

BRANCOUR, à Germaine.

Tu me pardonnes, ma chérie?

GERMAINE

Nous verrons ça.

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