SCENE XII Les Mêmes, TENCIER, HECTOR
TENCIER, à Hector.
Mais pardon, mon ami, pardon... Vous envahissez ma maison ! Je suis ici chez moi !
HECTOR
Ça m'est égal, monsieur, ça m'est égal...
Monsieur Brancour est ici, il faut que je lui parle...
GERMAINE
Encore vous, Le Hercheur !
BRANCOUR.
Flûte ! voilà d'Artagnan !
HECTOR
Deux mots, monsieur... Veuillez m'écouter... Oh ! pardon, madame, vous ne m'empêcherez pas de parler... Je suis peut-être ridicule, mais je suis sincère, et, en outre, je suis un galant homme.
BRANCOUR.
Ah çà ! Le Hercheur... qu'est-ce que c'est que ces façons-là !
HECTOR
Oh! vous... ne faites pas le dilettante, je vous prie ! J'ai été ridicule un mois, c'est tout ce que je peux supporter. Je ne me laisserai pas herner davantage I Madame vous a prouvé qu'elle était innocente, tant mieux, car c'est vrai ! Elle vous a dit qu'elle s'était moquée de moi et vous avez trouvé ça très comique, je ne le regrette pas! Je lui ai même proposé de l'épouser et elle a refusé cette offre dans des termes que je ne vous pardonnerai jamais ! Enfin ! vous vous êtes réconciliés sur mon dos, c'est très bien ! Je n'ai donc plus rien à espérer, je suis libre et je viens vous dire: « Monsieur, vous m'avez insulté hier soir sans raison. Un de nous est de trop ! »
GERMAINE, à Brancour.
Mon chéri, mon chéri, vrai, je n'espérais pas ça!...