‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 206 sur 305 · SCENE PREMIERE PIERRE, Le Domestique, puis BAROIS · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE PIERRE, Le Domestique, puis BAROIS

PIERRE

Vous prendrez la voiture et vous porterez ma valise à la gare pour le train de cinq heures... le train de Grenoble.

LE DOMESTIQUE

Est-ce que j'attendrai monsieur à la gare?

PIERRE

Si vous voulez.

LE DOMESTIQUE

Alors, j'attendrai. Monsieur viendra donc à pied?

PIERRE

J'irai à pied, parfaitement.

LE DOMESTIQUE

Bien, monsieur.

(Il sort. Entre Barois.)

PIERRE

Bonjour, clier professeur... C'est moi que vous venez voir?

BAROIS.

Vous, un peu, mais c'est surtout votre femme. . . On ne la dérange pas ?

PIERRE

On la dérange d'autant moins qu'elle va être seule tout l'après-midi, car je suis obligé de m'absenter.

BAROIS.

Vous allez loin, sans indiscrétion ?

PIERRE

A Grenoble, pour affaire. Je compte revenir demain soir. Et quoi de neuf, à part ça ?

Jamais grand'chose de neuf à Villensel, cher ami. Ah! pourtant, j'oubliais... Il faut être juste... Aujourd'hui, par exception, nous avons un petit incident.

PIERRE

Ah!

BAROIS.

11 paraît — mais est-ce bien vrai? — que la petite Berthe Biffard, la fille du propriétaire du Lion d'Or... Vous la connaissez?

PIERRE

Vaguement. Eh bien ! que lui arrive-t-il ?

BAROIS.

Elle a quitté la maison paternelle.

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