SCENE XIV Les Mêmes, BOURDOLLE
BOURDOLLK, air uvanUigetlJ-, accent un (icu rluinlonnant 'tu Midi.
Chère comtesse , vous voyez que j'ai tenu parole.
(Il lui baise la main.)
C'est très gentil, mon cher ministre... ça me fait un vrai plaisir, sans parler de l'honneur...
BOURDOLLE.
Oh ! comtesse...
LA COMTESSE
Vous connaissez, je crois, ces dames ?
BOURDOLLE.
Comment donc ! et ces messieurs .. (U serre la
main de Branchin et de Villerbois, puis, à Marguerite.) Chère
madame, vous savez que je suis un de vos admirateurs.
MARGUERITE
Monsieur le ministre...
BOURDOLLE.
Et j'en veux un peu à Branchin de nous priver de vous. Combien de fois le lui ai-je dit !
(Il va vers Valérie et Villerbois.)
MARGUERITE, /( Branchin, à pari.
Jamais vous ne m'avez répété ra, jamais !
BRANCHIX.
Mais il ne me l'a jamais dit, je vous assure.
34 LES fAVOUniiS
LA COMTESSE, ;/ BourdoUe.
Voulez-vous me permettre de vous présenter le baron Godfish, de Londres?
BOUUDOLLE.
Présentation presque inutile, comtesse... J'allais machinalement tendre la main au Ijaron, tellement sa physionomie et son nom sont populaires chez nous.
(Il lui lend la main.)
GODFISH.
Monsieur le ministre, j'exprimais tout ù Iheure à la comtesse mon regret d'être un inconnu pour vous...
BOURDOLLE.
Il s'en faut de beaucoup, comme vous voyez... Considéroz-vous désormais au ministère de l'Instruction publique comme chez vous... Je vous en prie.
LA COMTESSE, pn-sentanl Jeannine.
Mademoiselle Jeannine Perret.
BOURDOLLE.
Mademoiselle... Tiens! Maugraine ! Comment ça va? Très jolis, vos derniers vers dans la revue... très jolis... Vous n'en donnez pas assez souvent. Ah! ces jeunes gens... quel talent ils ont ! Mais ils ne font rien, ce sont des paresseux !... L'activité, jeune homme, il n'y a que ça !
MAUGRAI>'E.
Evidemment, monsieur le ministre., mais en poésie...
En poésie aussi, il faut de lactivité, il en faut partout.