ACTK II, SCÈNE IX
il faudrait me sacrifier pour toi, mon égoïsme irait jusque-là.
SÉBASTIliX.
Hélas ! j'en suis sûr !
HÉLÈNE
Allons ! ne sois pas méchant et ne me gâte pas ma joie! Car je suis extraordinairement heureuse aujourd'hui et de si peu de chose que ce bonheur doit durer au moins toute la journée.
(Entre mademoiselle Messany.)
MADEMOISELLE MESSANY.
Ah bien ! par exemple !
HÉLÈ.NE.
Qu'y a-t-il, ma cousine?
MADEMOISELLE MESSANY.
Ta belle-mère, mon enfant, ta belle-mère !
HÉLÈNE
Madame Ardouin ?
Oui.
Ici?
Ici!
HÉLÈNE
Eh bien ! pourquoi n'entre-t-elle pas ?
MADEMOISELLE MESSANY.
Elle demande si tu peux la recevoir.
HÉLÈNE
Quelle question ! Certainement ! (A Sébastien. ) Je vous demande pardon, monsieur Real...
HELENE
MADEMOISELLE MESSANY.
SÉBASTIEN
Je vous laisse, madame.
MADEMOISELLE MESSANY, /< Si'b.istien.
N'oubliez pas l'heure du dîner. (En sortant.) C'est curieux, je connais cette femme-là depuis trente ans... Je ne peux pas m'y habituer.
HÉLÈNE
Moi non plus, d'ailleurs. (A Sébastien pendant que mademoiselle Messany est allée chercher madame Ardouin.)
Passe par ici, ce n'est pas la peine qu'elle te rencontre. A tout à l'heure.
(Elle reste seule un instant. Entre madame Ardouin.)