ACTE m, SCKNE I
LUCIE
On prétend même que vous ne la trompez pas... C'est vrai ?
SÉBASTIEN
Préférez-vous que ce soit vrai ?
LUCIE
Ça m'est égal... Alors, vous refusez de souper avec nous? Et si on insistait .\.. Non? Et si on insistait encore?... Toujours non? Vous ne me trouvez pas jolie?
SÉBASTIEN
On ne peut pas être plus jolie.
LUCIE
Et vous n'essaierez pas un de ces jours de tromper votre maîtresse, pour voir ?
SÉBASTIEN
Pour voir quoi ?
LUCIE
Pour voir comment c'est fait... êtes-vous bête! Je vous préviens que je ferai encore une tentative, mais que ce sera la dernière... Vous avez tort de croire, mon cher, que je me jette à votre tête et que je n'ai aucune dignité.
PALADINO entre et pai'lu d'une voix mielleu.se et lente.
Monsieur Cabanios?...
SÉBASTIEN
Il est sorti, monsieur, vous le rencontrerez dans les couloirs.
PALADINO.
C'est ici son bureau ?
SÉBASTIEN
Oui, monsieur.
404 HÉLÈNE ARDOLIN
PALADINO.
Seriez-vous par hasard un de ses amis ?
SÉBASTIEN
Je suis son secrétaire.
PALADIXO.
Oh! parfait... Alors, monsieur, vous me rendriez un véritable service en voulant bien lui remettre ma carte... Comte Paladino... un grand admirateur... il ne me connaît pas... mais je suis chargé d'une commission pour lui... d'une commission très importante.
SÉBASTIEN
Revenez dans un quart d'heure, vous le verrez certainement.
PALADIXO.
Trop aimable , monsieur. J'ai l'honneur de vous saluer.
(Il sort.)
LUCIE
Je vous quitte, moi aussi, mon petit Real. A un de ces jours et sans rancune.
Et encore une fois, excusez-moi auprès de Serval.
{Entrent Barois cl Hélène. Lucie Grège salue Hélène el Barois el sorl.)