ACTE III, SCÈNE III
HELKNE.
Tune regrettes plus que je t'aie arraché à l'état
sauvage et errant?
SKBASTIEN.
Pas encore.
HÉLÈNE
Car tu l'as regretté un instant... tu as résisté... tu m'en as voulu... Ah! que j'étais navrée... Enfin! c'est fini!... Dis? tu ne souffres pas trop d'avoir de quoi dîner tous les soirs?
SÉBASTIEN
Je m'y habitue insensiblement. Ce doit être une chose naturelle à l'homme.
Et surtout... tu m'aimes toujours comme autrefois? de la même façon libre et forte d'autrefois?
SÉBASTIEN
Cet autrefois qui remonte à six semaines !
HÉLÈNE
C'est beaucoup, puisque tu as devant toi une autre destinée... Ah! il y a des heures où j'ai peur de tout... brusquement, pour un mot, pour un geste de toi, pour un de tes regards qui m'échappe... Je suis absurde, je suis bète, et je t'aime! Heureusement, ça finit toujours par ce mot-là!
{Entre Cabaniès.)
lEI.ENE ARDOUIN