‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 262 sur 305 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, CABAMÈS, puis SER\'AL et MADAME LA HOUBELLE, puis, presque en même temps envahissent le bureau les BALANIER, deux ou trois spectateurs, puis MOULALNE et PALADIXO.

CABANIKS.

Madame, mes hommages... /'^i Sébastien. ^ Les couloirs sont excellents.

C'est l'enthousiasme, monsieur Cabaniès... Je vous cherchais pour vous apporter les compliments de madame La Houbelle...

CABANIÈS.

Je ne la verrai donc pas? (Entre Serval.) Ah ! Serval. Eh bien?

SERVAL

Le délire, mon ami, le délire... Je suis bien content pour vous, Cabaniès... 11 vous manquait cette soirée pour la consécration définitive, pour la grosse situation parisienne.

CABANIÈS.

Et je l'ai, cette fois-ci, il me semble!

SERVAL

En plein. Maintenant, vous êtes tranquille, vous ne craignez plus rien et vous ferez à Paris ce que vous voudrez... mais il vous fallait ça. On vous guettait.

ACTi; m, SCÈNE jv 413

CABANIÈS. lui sermiil la main.

Merci. Serval. Vous, vous m'avez toujours soutenu .. je ne l'oublierai pas. , Allant à in rencontre de

madame La iionbeiie.) Ah ! madame. . . que d'honneur. . . Je n'espérais pas...

MADAME LA IIOUBELLE.

J'ai eu de la peine à arriver jusqu'ici... Madame Ardouin a dû vous transmettre ses félicitations...

Oui, madame... Asseyez- vous, je vous prie.

MADAME LA HOUBELLE.

Grande soirée d'art, Cabaniès!... Désormais on ne pourra plus entendre la petite musique... Vous lui avez donné le coup de grâce...

MADAME BALANIER, entrant .sur ces derniers mots.

Absolument. Vous avez créé un goût nouveau... Et quels décors! Quant à la Graza, il n'y a pas deux opinions dans la salle : elle est sublime I

CABANIÈS.

Elle a rarement été en forme comme ce soir!...

(Allant au-devant de gens.) Cher ami... Merci... Oui... je SUIS enchanté. (A Moulaine qui entre suivi de madame

Mouiaine.) Mon cher député... Chère madame... entrez. Je suis heureux de vous voir.

MADAME MOULAINE.

Et moi, je ne vous dis qu'un mot : c'est un miracle !

MOL'LAINE. ullant à Cabaniès, solennellrincut. Mon cher Cabaniès... (il s'arrête un instant pour

qu'on fasse silence.) Mon chcr Cabaniès, je vous ap-

porte les compliments du ministre qui a pris le plus vif intérêt à cette belle manifestation d'art...

MADAME LA HOUBELLE.

Oui, c'est bien vrai...

(Approbations et murmures.) MOULAINE, conliiiuuiil, iju^md le silence est réUihli.

... et qui me charge de vous annoncer que vous recevrez demain la croix de la Légion d'honneur.

MADAME LA HOUBELLE.

Très bien !

SERVAL, eiiUiousiusmé.

]\lon vieux camarade...

MADAME MOULAINE et MADAME BALAMER.

Nos félicitations, monsieur Cabaniès...

BALANIER.

Et les miennes...

Page 1