HÉLÈNE, MADEMOISELLE MESSANY, MARGUERITE
MADEMOISELLE MESSANY, alhid ù la porte.
J'y vais... Oh ! la chère petite... Qu'elle entre... Venez, mon enfant, venez... Qu'elle est belle I Je ne l'avais pas vue depuis des années, moi !
MARGUERITE
Je me rappelle bien, mademoiselle.
HÉLÈNE, l'embrassant.
Chère petite Marguerite... Vous avez fait bon voyage ?
MARGUERITE
Excellent, très gai... nous sommes arrivés seulement y a une heure... et je dois avoir l'air un peu ahurie...
HÉLÈNE
Vous êtes arrivée avec votre frère ?
MARGUERITE
Oh ! oui... et une vieille bonne quia voulu nous suivre à Paris... et qui a tellement peur que je ne me perde qu'elle ne me quitte pas d'une semelle... Ce qui fait qu'elle est dans votre antichambre. Nous avons deux visites à faire à des amis de la
famille, mais ma première a été pour vous, bien entendu...
HÉLÈNE
Et pourquoi votre frère ne vous a-t-il pas accompagnée ?
Il va venir me chercher ici, il m'a priée de vous le dire... Figurez-vous qu'il a trouvé chez lui une lettre lui donnant rendez-vous tout de suite.
HÉLÈNE
Ah ! une lettre...
MARGUERITE
Il n'y a pas de mystère, d'ailleurs. C'est une lettre de monsieur Balanier à qui il avait écrit pour lui demander une place oans une de ses usines.
HÉLÈNE
En effet... il y a plus d'un mois qu'il avait eu cette idée. Monsieur Balanier, malheureusement, n'avait besoin de personne.
MARGUERITE
Je sais... oui... Mais ça a peut-être changé, puisqu'il le convoque immédiatement.
HÉLÈNE
Ah ! Tant mieux ! Ce serait tout à fait son affaire... Pourvu qu'il réussisse!
MARGUERITE
J'en ai le pressentiment, croyez- vous?
HÉLÈNE
Moi aussi, moi aussi...