ACTE II, SCÈNE I îil
montré ma véritable vocation : le pouvoir. Dans l'opposition, je n'aurais rien donné.
ALINE
Tu n'aurais surtout rien reçu.
EOURDOLLK.
Il y a encore ça ! Enlin ! si je suis ministre pour la seconde fois, c'est à toi que je le dois.
ALINE
N'exagérons rien.
BOURDOLLE.
Si ! si ! tu as eu sur moi l'influence décisive, celle qui marque, qui fait de vous un autre homme. Tu as même changé mon caractère.
Pas assez.
BOURDOLLE.
Ça viendra. Et la conclusion de tout ça, c'est qu'un méridional doit épouser une Parisienne. Allons, viens ! Ah ! que je dise un mot à mon
chef de cabinet. (Allanl h la porte de gauche.) Guil-
lonet ?
GUILLONET, .ijiparHissant.
Monsieur le ministre?. . fS'mc/man/.; Madame...
BOURDOLLE.
J'ai deux ou trois audiences, après la Chambre. .. je ne sais plus trop qui. Voyez la liste. Et puis soyez assez gentil pour mettre ce dossier en ordre. Vous savez de quoi il s'agit?
GUILLONET.
Oui, monsieur le ministre.
BOURDOLLE.
Au revoir, (a AUne.) Viens !
(Il sort avec elle.)