ACTE 111, SCÈNE VIII
BRAXCIIIN, fr()is>i('.
Ce n'est justement pas une actrice qui joue... C'est un rédacteur. Il est vrai que ce rédacteur est une femme.
ALINE
Une femme?... Et qui?
Madame Brévin, celle qui signe Lucinde.
ALINE
Ah! oui... le collaborateur masqué.
BRANCHIN.
Il n'est pas masqué, ce serait dommage.
ALINE, .-( Bourdollc.
Tu m'avais dit que personne ne savait qui était Lucinde...
BOURDOLLE, très gui. *
Je te l'avais dit dans les commencemétits et c'était vrai... Mais, dès que les articles ont eu du succès, la vanité féminine a reparu...
ALINE
C'est très naturel. (A Branchin.) Et elle est jolie ?
BRANCHIN.
Charmante.
ALINE, Iri's siDtiiU'ineiil. ii Uuurdolle.
Puisque c'est une soirée oii je fais des relations, pourquoi ne me la présentes-tu pas aussi ! C'est une femme convenable?
BOURDOLLE, sans aucune gène.
Tout ce qu'il y a de plus convenable. Et elle sera très llattée de te connaître... Veux- tu que je te la présente tout de suite?
124 LES FAVOniTES
Ma foi ! j'allais te le demander.
BOURDOLLE Konne, entre Proxper.
Prosper, voyez si madame Brévin est encore au journal.
PROSPER
Elle y est encore, oui, monsieur.
BOL'RDOLLE.
Alors, priez-la de venir. (Sorl Prosper laisnanl lu porte ouverte. Bourdolle à Aline.) Oui, figUre-toi, aU
début du journal, je recevais des articles par la poste... J'en ai trouvé un ou deux assez piquants. Je les ai insérés.
ALINE
Je les ai lus. Ils n'étaient pas mal du tout.
BOURDOLLE.
Et un jour j'ai vu arriver dans mon cabinet une petite dame qui m'a dit être veuve d'un professeur... (Entre Lace.) Et mon Dieu, la voici.